L’ATELOPHOBIE = peur de l’imperfection

C’est la peur de ne pas être parfait, la peur de ne pas être à la hauteur. L’antichambre des perfectionnistes !

Elle conduit à de l’anxiété et un stress permanent dont on ne se rend plus toujours compte. Non, notre mode de (dys)fonctionnement devient notre norme. Nous cherchons à tout prix à éviter les erreurs, à échapper à la critique, à être plus qu’à la hauteur. Et cette stratégie d’évitement ne fait que renforcer notre peur de ne pas faire parfaitement les choses.

Plusieurs ORIGINES sont possibles :

– Haute exigence des parents durant l’enfance
– Cas également quand les parents donnent tout à l’enfant pour lui plaire (nous leur en serions redevables ? Ne surtout pas les décevoir ?)
– La peur de ne pas pouvoir réaliser une tâche avec succès par peur d’être critiqué, jugé (parler en public ?)
– Comparaison des parents avec les autres enfants.

!!!! MAIS STOP !!! Nous n’allons pas remettre tout sur le dos de nos parents.

Il existe d’AUTRES FACTEURS :

– l’hypersensibilité : il est difficile de recevoir des critiques, même saines
– des traumas vécus au début de l’adolescence, répétés et bien ancrés à l’âge adulte.
– un préjudice physique à soi-même ou à un proche face auquel on a été impuissant- On évoque même des facteurs héréditaires.

CONSEQUENCES :

– Une peur immense de l’échec et des défauts
– Ne rien faire plutôt que d’au moins tenter
– Alimenter nos croyances limitantes et rester bloqué !
– La difficulté à respecter les normes fixées- Evitement des situations où l’on pourrait faire une erreur (dans le travail mais également dans les loisirs!)


Après tout ça, je me dis que c’est tellement dommage

– de s’empêcher d’oser,
– de vivre dans la peur constante
– de ne pas nous réaliser pleinement parce que le regard de l’autre est ingérable
– de s’auto-saboter par peur de commettre une erreur face une potentielle norme

« Tout simplement de vivre sans vraiment exister », comme disait Oscar Wilde…

Alors, si nous nous lancions, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ? Selon notre propre regard, pas celui de l’Autre ? Quel beau risque ce serait, enfin, quelle belle victoire !

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PICS : PINTEREST

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